Qui aurait crû que notre histoire se terminerait ainsi? Car je suis sûr que c’est la fin de notre histoire. J’ai eu le meilleur été de toute ma vie. Tu as su me faire prendre conscience de ma valeur. Je suis destinée à de grandes choses, on me le répétait sans cesse mais il m’a fallu te rencontrer pour en mesurer l’ampleur.
Je vais pas t’expliquer ce par quoi je suis passée. Tu es assez intelligente pour le savoir. Tu es après tout une étudiante d’une grande université qui écrit son projet, son mémoire, je me perds entre les deux mais est ce important? Tu es venue passer tes vacances dans une petite île paradisiaque. Pas besoin de te demander pourquoi tu n’es pas restée sur l’île mère. Je sais que les troubles et instabilités font d’elles un pays à problème et déconseillé aux touristes. Ici la vie est calme et on y trouve a la fois le calme de la campagne et le confort des grandes villes.
On ne se serait jamais connu si tu n’étais pas tombée malade. Je veux dire que l’on ne serait probablement pas recroisé après que tu sois passé avec tes amis acheté des tableaux chez moi. J’avoue qu’au début j’étais sceptique, une étrangère malade et c’est moi que l’on appelle? Ça me fît plaisir de voir que c’est le médecin qui avait fait appel à moi en désespoir de cause. Durant les deux semaines que durèrent ton traitement, à mon grand étonnement, je me rapprochai de toi. Tu avais cette fougue, cette lumière dans les yeux, et je me surpris à vouloir plus de toi.
C’est vrai que du haut de mes dix sept ans, je suis mature. J’arrive à gérer mon ecole, mon oncle, ses affaires et les miennes mais côté cœur, je me sentais perdue. Je voyais les filles et garçons de mon âge tombé amoureux et se mettre en couple mais je pensais que j’étais condamnée à rester chez mon oncle toute ma vie. Je ne me suis jamais essayée au jeu de l’amour même quand j’aurais voulu, mon statut de guérisseuse ne facilitait pas les choses et avant toi, je ne savais pas ce que je voulais. Je n’oublierai jamais ce soir où tu m’as initiée aux plaisirs lesbiens. J’avais joui pour la première fois de ma vie et le sexe pour moi était devenu une sorte de révélation. J’en voulais sans cesse plus et à chaque fois tu m’apprenais quelque chose de nouveau. Tu as donc finit de m’apprendre?
Au début c’était probablement un jeu pour toi, une aventure pour l’été. Tu es venue sur l’île parce qu’un ami a toi affirme y avoir vu une sirène. Je vous ai dit qu’il ne s’agissait pas d’une sirène mais de La Sirène mais ton esprit était trop scientifique pour arriver à comprendre ce que je voulais dire. Tu n’as jamais voulu comprendre malgré les différentes signes que je montrais. Comment t’expliquer que mes connaissances médicales et autres connaissances étaient due à ma disparition de soixante dix sept jours. En tout cas, je reste reconnaissante. J’ai beaucoup appris de toi et je sais maintenant ce que je ferai après l’école.
Je me demande si ton amour est désintéressé ou si c’est une forme de pitié. Tu m’as avoué ta flamme le jour où tu as découvert que je couchais avec mon oncle depuis mes 12 ans. Je l’appelle oncle par respect, c’est culturel, c’est mon beau-père. Il est venu vivre avec nous un ou deux ans avant le décès de ma mère. Depuis la mort de cette dernière, il couche avec moi, c’est comme si je payais le fait qu’il soit l’homme de la maison et qu’il veille sur moi. Alors que dans les faits, je prends soin de la maison et je veille sur lui. Dis moi que tes sentiments n’ont aucun rapport avec tout ça.
Tu es celle qui a su m’insuffler la force de dire non à mon oncle. Il a essayé de me violenter et j’ai rendu coup pour coup. C’est fou ce que les hommes peuvent être faibles. Il est faible parce que depuis je tire ma revanche. J’aurais pu porter plainte, j’aurais pu le tuer, le chasser mais j’ai choisit la meilleure solution. Je le prends dans toutes les positions où il m’a jadis prise. Il a essayé de lutter les premières fois mais j’utilise les même méthodes qu’il a utilisé pour me terroriser plus jeune. Tu te rappelles de la fois où il nous a surpris en train de nous envoyer en l’air? Il a voulu réagir mais il n’a pas pu, l’on avait bien ri.
Le plan était que tu m’épouses lors de mes 18 ans. J’aurais pu venir vivre avec toi, et j’aurais fais des études de biologie ou dans des laboratoires pharmaceutiques car je m’y connais très bien en plante. J’avais tout pour être heureuse, j’ai découvert l’amour. Je sais ce que ça signifie être attirée par quelqu’un. Tu es la femme de ma vie. Tu es comme une baume sur mes blessures mais malheureusement le rêve prend fin avec l’été. Je me promène désormais seule sur la plage ou nous avions si souvent de fois fais l’amour et je me dis que jamais je ne trouverai l’amour.
Comment tu as pu me demander si j’étais pour quelque chose dans la maladie de mon oncle. Il est tombé malade subitement, je fais tout mon possible pour le guérir de son mal mais le doute dans tes yeux. Je ne pourrai jamais le supporter. Si j’avais voulu tuer mon oncle, il n’y a aucun endroit a la surface de la terre ou il aurait pu se cacher de moi. Je pensais que tu avais cerné le genre de femme que j’étais et que j’étais amené à devenir.
En ce moment, je te dis au revoir. Va et ne te retourne pas. Va et oublie moi. Laisse moi seule sur la plage, les yeux dans l’eau. Je me rappelle de deux phrases dune chanson: comment t’aimer si tu t’en vas dans ton pays loin là-bas? Comment t’aimer si tu t’en vas dans ton pays loin de moi?
Comment t’aimer si tu t’en vas 😧😔😣
Merci Mémé
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Merci à toi
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